Résumé : Dans le bassin de la Soummam (Nord-Est de l’Algérie), les données concernant la qualité des eaux de rivière et les caractéristiques des sources de pollution sont peu nombreuses. De même les interventions à des fins d’amélioration de la qualité des eaux ne sont pas toujours effectuées. Nous avons tenté de suivre l’évolution de la qualité des eaux de cette rivière. L’oued Soummam a subi et continue de subir des dégradations importantes, suite aux déversements des déchets industriels ainsi qu’à l’augmentation observée jour après jour des points de déversement des eaux usées domestiques. L’utilisation des eaux de l’oued pour l’irrigation pose un problème majeur de santé public. La stratégie d’échantillonnage développée dans ce travail repose sur l’analyse des eaux d’amont en aval de l’oued Soummam, les échantillons prélevés ont été analysés systématiquement en vue de mesurer tous les paramètres physico-chimiques indicateurs de pollution : DCO (demande chimique en oxygène), DBO5 (demande biochimique en oxygène sur 5 jours), oxygène dissous (OD), métaux lourds, nitrates et nitrites, azote ammoniacal, phosphates, sulfates, chlorures, etc. Les résultats trouvés montrent que, quel que soit le jour de prélèvement, le cours d’eau est exposé à une forte pollution d’origine principalement organique. Cette pollution est exprimée par une DCO et une DBO 5 très élevées, dépassant largement la norme requise. Des corrélations entre les paramètres de pollution ont été effectuées afin de donner un élément de réponse sur les causes principales de la pollution.
Voir les resultats de l'étude en cliquant sur le lien suivant:http://www.jle.com/e-docs/00/04/51/68/article.phtml
Bienvenue dans mon espace éco. Cet espace est le votre aussi.Toutes vos critiques, suggestions et propositions sont les bienvenues. Bon surf!
mardi 2 avril 2013
Résumé de l'Étude et caractérisation physico-chimique des eaux de l’oued Soummam (Algérie)
Auteur(s) : Lotfi Mouni, Djoudi Merabet, Hamid Arkoub, Karim Moussaceb , Laboratoire de technologie des matériaux et de génie des procédés (LTMGP) Université de Bejaia Targa-Ouzemour 06000 Algérie.
Résumé : Dans le bassin de la Soummam (Nord-Est de l’Algérie), les données concernant la qualité des eaux de rivière et les caractéristiques des sources de pollution sont peu nombreuses. De même les interventions à des fins d’amélioration de la qualité des eaux ne sont pas toujours effectuées. Nous avons tenté de suivre l’évolution de la qualité des eaux de cette rivière. L’oued Soummam a subi et continue de subir des dégradations importantes, suite aux déversements des déchets industriels ainsi qu’à l’augmentation observée jour après jour des points de déversement des eaux usées domestiques. L’utilisation des eaux de l’oued pour l’irrigation pose un problème majeur de santé public. La stratégie d’échantillonnage développée dans ce travail repose sur l’analyse des eaux d’amont en aval de l’oued Soummam, les échantillons prélevés ont été analysés systématiquement en vue de mesurer tous les paramètres physico-chimiques indicateurs de pollution : DCO (demande chimique en oxygène), DBO5 (demande biochimique en oxygène sur 5 jours), oxygène dissous (OD), métaux lourds, nitrates et nitrites, azote ammoniacal, phosphates, sulfates, chlorures, etc. Les résultats trouvés montrent que, quel que soit le jour de prélèvement, le cours d’eau est exposé à une forte pollution d’origine principalement organique. Cette pollution est exprimée par une DCO et une DBO 5 très élevées, dépassant largement la norme requise. Des corrélations entre les paramètres de pollution ont été effectuées afin de donner un élément de réponse sur les causes principales de la pollution.
Voir les resultats de l'étude en cliquant sur le lien suivant:http://www.jle.com/e-docs/00/04/51/68/article.phtml
Résumé : Dans le bassin de la Soummam (Nord-Est de l’Algérie), les données concernant la qualité des eaux de rivière et les caractéristiques des sources de pollution sont peu nombreuses. De même les interventions à des fins d’amélioration de la qualité des eaux ne sont pas toujours effectuées. Nous avons tenté de suivre l’évolution de la qualité des eaux de cette rivière. L’oued Soummam a subi et continue de subir des dégradations importantes, suite aux déversements des déchets industriels ainsi qu’à l’augmentation observée jour après jour des points de déversement des eaux usées domestiques. L’utilisation des eaux de l’oued pour l’irrigation pose un problème majeur de santé public. La stratégie d’échantillonnage développée dans ce travail repose sur l’analyse des eaux d’amont en aval de l’oued Soummam, les échantillons prélevés ont été analysés systématiquement en vue de mesurer tous les paramètres physico-chimiques indicateurs de pollution : DCO (demande chimique en oxygène), DBO5 (demande biochimique en oxygène sur 5 jours), oxygène dissous (OD), métaux lourds, nitrates et nitrites, azote ammoniacal, phosphates, sulfates, chlorures, etc. Les résultats trouvés montrent que, quel que soit le jour de prélèvement, le cours d’eau est exposé à une forte pollution d’origine principalement organique. Cette pollution est exprimée par une DCO et une DBO 5 très élevées, dépassant largement la norme requise. Des corrélations entre les paramètres de pollution ont été effectuées afin de donner un élément de réponse sur les causes principales de la pollution.
Voir les resultats de l'étude en cliquant sur le lien suivant:http://www.jle.com/e-docs/00/04/51/68/article.phtml
dimanche 24 février 2013
Béjaia: Le projet de réalisation de la station d’épuration d’Akbou confié à un groupe algéro-espagnol
L’Office national d’assainissement, ONA de Béjaia a annoncé aujourd’hui que le projet de réalisation de deux stations d’épuration pour la région de la Soummam sont inscrits au programme de l’Office pour un montant global de 250 milliards de centimes. Le projet des stations d’épuration vise à renforcer la capacité de la vallée de la Soummam et seront implantées dans les communes d’Akbou et Sidi Aich, affirme Tabouri Achour, directeur de l’ONA de Béjaia : « La station d’épuration prévue à Akbou est dotée d’une capacité de 100 000 équivalent habitants et un débit journalier de 16 000 mètres cubes avec une autorisation de programme de 100 milliards de centimes. le marché a été attribué un groupement algéro-espagnol », a révélé le DG de l’ONA.
La deuxième station d’épuration est prévue dans la daïra de Sidi Aich avec une capacité de 65 000 équivalent d’habitants avec un débit journalier de 10 000 mètres cubes. « L’avis d’attribution provisoire a été publié au journal l’Horizon avec un programme de réalisation de 150 milliards de centimes », a déclaré le responsable de l’ONA.
Le projet des deux stations est nécessaire pour protéger le plateau de l’oued de la Soummam, elles permettront dès leur mise en service de réutiliser les eaux épurées et les boues dans l’agriculture, selon la même source.
Source: http://bejaia-aujourdhui.com/2013/01/bejaia-le-projet-de-realisation-de-la-station-depuration-dakbou-confie-a-groupe-algero-espagnol/
samedi 12 janvier 2013
Des écogestes à adopter toute l'année
Une nouvelle année est souvent le moment de prendre de bonnes résolutions.
Faire du sport, arrêter de fumer, faire attention à sa ligne, manger plus équilibré et des produits plus sains, bio pourquoi pas… Préférer les produits locaux, les transports en commun plutôt que la voiture, ou faire la chasse au gaspillage, chez soi et au travail… gaspi d'électricité ou gaspi d'eau…
Mais comme souvent, ces bonnes résolutions n'ont qu'un temps… on y pense les 15 premiers jours de l'année, et puis l'habitude reprend le dessus, on cède à la facilité… Alors face à cette routine du quotidien, il est peut-être bon de rappeler quelques gestes responsables pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.
Rappelons déjà que nous consommons en moyenne 137 litres d'eau par jour, soit l'équivalent d'une baignoire entière ! Sur ces 137 litres, 40 % sont utilisés pour notre toilette, 20% partent dans les sanitaires et 13% servent à laver notre linge.
Seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation.
Pour la maitriser, voir la réduire, simplement, il faut penser en premier lieu à l'observer, régulièrement, afin de déceler les éventuelles fuites qui pourraient exister sur les robinetteries ou sur les chasses d'eau.
Le simple goutte-à-goutte d'un robinet peut représenter 100 litres d'eau perdus par jour, et la chasse d'eau qui coule toute la journée peut engloutir jusqu'à 600 litres en 24h. Pour limiter les fuites, une traque de tous les joints défectueux est impérative.
Dans les WC, la chasse d'eau à double débit s'impose. De 12 litres, ce ne seront que 3 ou 6 litres qui seront consommés.
Il existe même des systèmes de chasse d'eau à double impulsion qui ne déverse que ce qui est nécessaire. On peut décider ainsi plus précisément du volume d'eau voulu. De même, des réducteurs de pression peuvent être installés sur les robinets.
Le chauffe-eau et les tuyaux doivent être correctement isolés afin de permettre à l'eau chaude d'arriver plus vite, et ainsi de réduire la consommation d'eau et d'énergie par la même occasion.
Le matin, préférons la douche au bain. Le confort de la baignoire engloutit entre 120 et 200 litres ! Sous la douche, seulement 50 litres d'eau sont nécessaires à condition bien sur de ne pas y rester des heures ! Avec le plaisir en plus d'un réveil revigorant, même en hiver…
Et lorsque nous nous lavons les mains ou les dents, inutile de laisser couler le robinet en même temps…
Dans la cuisine, pour faire la vaisselle, il faut une certaine dose d'organisation. A la main, mieux vaut remplir les bacs méthodiquement pour le lavage et le rinçage au lieu de laisser se déverser ce gros filet d'eau… La vaisselle n'en sera pas moins propre.
Et si l'organisation de l'évier est un trop gros casse-tête, reste le lave-vaisselle. Une vaisselle à la main d'environ 12 couverts requiert 30 à 80 litres d'eau, selon son organisation, tandis que le lave-vaisselle consomme seulement de 15 à 19 litres d'eau, à condition d'être mis en route en pleine charge.
Idem pour le linge. Le programme "éco" du lave-linge est préférable… Un lave linge à ne faire tourner qu'en pleine charge plutôt qu'en demi-charge.
Si la voiture nécessite un coup de frais, mieux vaut lui faire sa toilette dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d'eau qui seront utilisés contre 200 litres pour un lavage maison, à moins d'être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n'est pas du meilleur effet !
Et pour l'arrosage du jardin, un récupérateur de pluie sera du meilleur effet. Ce qui évitera d'utiliser l'eau potable pour les plantations.
La consommation d'eau est maintenant contrôlée ? Reste à faire attention à ce qui se déverse dans les canalisations ou les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou de vernis ou les huiles de vidange sont un poison pour l'environnement.
Pour les produits ménagers, de l'eau chaude vinaigrée pour laver les vitres est aussi efficace qu'un produit du commerce. Pour le reste du ménage, mieux vaux privilégier les détergents et les déboucheurs d'origine végétale ou ceux mentionnant un Ecolabel.
Pour un évier bouché, une bonne vielle ventouse pour le soulager est aussi efficace que les produits corrosifs.
Enfin prenons garde à ce que nous jetons et où nous le jetons. Ne pas se débarrasser des médicaments n'importe où. Relâchés dans la nature sans traitement, les médicaments bouleversent l'écosystème. Rapportons-les plutôt chez le pharmacien.
Et d'une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, applicateurs de tampon en plastique, préservatifs, sont la plaie des fosses sceptiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d'épuration.
Voilà donc pour ces quelques bonnes résolutions à tenir tout au long de l'année, à la maison, comme en vacances…
Beaucoup d'autres petits gestes "éco-responsables" existent… De quoi soulager le porte monnaie tout en préservant notre ressource vitale.
Une très bonne année 2013 à tous… Une année éco-responsable !
Philippe BOURY, pour la Rédaction de frequenceterre.com.
dimanche 23 décembre 2012
JE SUIS DE RETOUR ...............
Salut tout le monde, aprés deux années j'ai decidé ce jour de réactiver ce site, pour moi et pour vous ....
mardi 16 février 2010
Les habitants de la vallée de la Soummam risquent de boire de l'eau polluée à l'essence
Une menace sérieuse plane sur la santé de la population de la vallée de la Soummam, estimée à des dizaines de milliers d'habitants. Pour cause, la pollution par le pétrole des cours d'eau de cette région (l'oued Amarigh, l'oued Sahel et probablement l'oued Soummam).
Des couches huileuses émergent sur la surface de ces rivières, et une forte odeur d'essence s'en dégage. Cela fait plus d'une année depuis que la fuite souterraine de pétrole, qui prend origine d'un oléoduc qui passe par Beni Mansour, est signalée. D'importantes quantités de pétrole se sont déversées dans l'oued Amarigh, en ayant pollué déjà la nappe phréatique se trouvant dans les lieux.

Actuellement, la menace plane sur la nappe phréatique se trouvant aux alentours de l'oued Sahel, où cinq communes (Boudjellil, Tazmalt, Aït R'zine, Ighil Ali et Aït Mellikèche) s'alimentent par moyen de forages. Même si pour le moment, l'eau ne présente aucune anomalie, il est fort à parier que le pétrole ne tardera pas à contaminer la nappe phréatique qui alimente des milliers d'habitants (plus de 70 000 âmes des 5 communes précitées).
La nappe phréatique en danger de pollution
La couche de terre qui sépare la nappe du sol varie, par endroits, de 6 à 20 m. Ce qui ne constitue pas un rempart valable contre l'infiltration du pétrole. Il y a vraiment péril en la demeure. D'après un expert en environnement, qui a examiné l'an dernier 5 puits contaminés, «1 litre d'essence peut polluer entre 1000 et 5000 m3.
Ce qui est l'équivalent de 1 à 5 réservoirs d'eau. Alors que dans le lieu où le pétrole s'est déversé dans l'oued Amarigh, il y avait des bassins de fortune, plein à craquer de pétrole noir concentré, et encore non dilué.
Cette catastrophe écologique est curieusement banalisée, alors qu'elle constitue un danger sur la santé des habitants de la région. L'essence est une substance hautement cancérigène, la consommation prolongée d'une eau mélangée même avec des quantités insignifiantes d'essence pourrait engendrer des conséquences graves sur la santé.
Le plus grave, c'est que si la nappe phréatique venait à être contaminée, elle serait polluée et inutilisable pendant années, selon le rapport du même expert, dont une copie nous a été remise par un propriétaire d'un puits contaminé par le pétrole.
Pas un têtard dans l'eau de l'Amarigh
Fait curieux et signe d'une pollution grave, les batraciens qui pullulaient dans l'oued Amarigh ont complètement disparu. Avant la contamination de la rivière par le pétrole, il y avait des têtards et des crapauds dans ce cours d'eau. A présent, pas une bestiole ne donne signe de vie. L'oued est devenu comme un cours d'essence. Une forte odeur de ce carburant se dégage de loin. Des galets se trouvent noircis par le pétrole, qui laisse aussi des dépôts noirâtres sur les berges.
Un spectacle vraiment désolant, témoin de l'incurie humaine. Rien n'a été fait sérieusement pour endiguer cette catastrophe, hormis des monticules de tout-venant et des bassins de fortune, aménagés par des agents de Sonatrach, afin de contenir la fuite de pétrole, lequel a fait du chemin d'une manière souterraine pour sourdre en plein oued Amarigh. Les crues ont fait le reste, pour emporter et contaminer d'autres coins et d'autres rivières (Sahel et Soummam).
Une grave pollution «banalisée»
Le Temps d'Algérie est le seul journal d'ailleurs à avoir soulevé maintes fois ce problème gravissime, mais force est de constater que rien n'a été fait par les autorités compétentes, à qui il revient de remédier à cette pollution environnementale catastrophique, faut-il le préciser. Il y va de la vie des dizaines de milliers – pour ne pas dire de centaines de milliers – d'habitants de la vallée de la Soummam.
Faut-il qu'il y ait une intoxication collective à l'eau mélangée à l'essence ou une tout autre calamité pour que l'on daigne réagir ? N'est-il pas temps de prendre les dispositions qui s'imposent, pour parer à toute conséquence désastreuse qui découlerait de cette pollution, qui n'est, a priori, pas prise au sérieux ? Autant de questions qui mériteraient des réponses.
Source: http://www.letempsdz.com//content/view/32334/1/
Des couches huileuses émergent sur la surface de ces rivières, et une forte odeur d'essence s'en dégage. Cela fait plus d'une année depuis que la fuite souterraine de pétrole, qui prend origine d'un oléoduc qui passe par Beni Mansour, est signalée. D'importantes quantités de pétrole se sont déversées dans l'oued Amarigh, en ayant pollué déjà la nappe phréatique se trouvant dans les lieux.

Actuellement, la menace plane sur la nappe phréatique se trouvant aux alentours de l'oued Sahel, où cinq communes (Boudjellil, Tazmalt, Aït R'zine, Ighil Ali et Aït Mellikèche) s'alimentent par moyen de forages. Même si pour le moment, l'eau ne présente aucune anomalie, il est fort à parier que le pétrole ne tardera pas à contaminer la nappe phréatique qui alimente des milliers d'habitants (plus de 70 000 âmes des 5 communes précitées).
La nappe phréatique en danger de pollution
La couche de terre qui sépare la nappe du sol varie, par endroits, de 6 à 20 m. Ce qui ne constitue pas un rempart valable contre l'infiltration du pétrole. Il y a vraiment péril en la demeure. D'après un expert en environnement, qui a examiné l'an dernier 5 puits contaminés, «1 litre d'essence peut polluer entre 1000 et 5000 m3.
Ce qui est l'équivalent de 1 à 5 réservoirs d'eau. Alors que dans le lieu où le pétrole s'est déversé dans l'oued Amarigh, il y avait des bassins de fortune, plein à craquer de pétrole noir concentré, et encore non dilué.
Cette catastrophe écologique est curieusement banalisée, alors qu'elle constitue un danger sur la santé des habitants de la région. L'essence est une substance hautement cancérigène, la consommation prolongée d'une eau mélangée même avec des quantités insignifiantes d'essence pourrait engendrer des conséquences graves sur la santé.
Le plus grave, c'est que si la nappe phréatique venait à être contaminée, elle serait polluée et inutilisable pendant années, selon le rapport du même expert, dont une copie nous a été remise par un propriétaire d'un puits contaminé par le pétrole.
Pas un têtard dans l'eau de l'Amarigh
Fait curieux et signe d'une pollution grave, les batraciens qui pullulaient dans l'oued Amarigh ont complètement disparu. Avant la contamination de la rivière par le pétrole, il y avait des têtards et des crapauds dans ce cours d'eau. A présent, pas une bestiole ne donne signe de vie. L'oued est devenu comme un cours d'essence. Une forte odeur de ce carburant se dégage de loin. Des galets se trouvent noircis par le pétrole, qui laisse aussi des dépôts noirâtres sur les berges.
Un spectacle vraiment désolant, témoin de l'incurie humaine. Rien n'a été fait sérieusement pour endiguer cette catastrophe, hormis des monticules de tout-venant et des bassins de fortune, aménagés par des agents de Sonatrach, afin de contenir la fuite de pétrole, lequel a fait du chemin d'une manière souterraine pour sourdre en plein oued Amarigh. Les crues ont fait le reste, pour emporter et contaminer d'autres coins et d'autres rivières (Sahel et Soummam).
Une grave pollution «banalisée»
Le Temps d'Algérie est le seul journal d'ailleurs à avoir soulevé maintes fois ce problème gravissime, mais force est de constater que rien n'a été fait par les autorités compétentes, à qui il revient de remédier à cette pollution environnementale catastrophique, faut-il le préciser. Il y va de la vie des dizaines de milliers – pour ne pas dire de centaines de milliers – d'habitants de la vallée de la Soummam.
Faut-il qu'il y ait une intoxication collective à l'eau mélangée à l'essence ou une tout autre calamité pour que l'on daigne réagir ? N'est-il pas temps de prendre les dispositions qui s'imposent, pour parer à toute conséquence désastreuse qui découlerait de cette pollution, qui n'est, a priori, pas prise au sérieux ? Autant de questions qui mériteraient des réponses.
Source: http://www.letempsdz.com//content/view/32334/1/
samedi 26 septembre 2009
L’APOCALYPSE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES:Est-il trop tard?

«Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas.»(Proverbe des Indiens Cree du Canada)
Du point de vue des changements climatiques, les pays développés polluent là aussi pour plus de 70%. La pollution se partage globalement en trois secteurs, l’automobile (35%), le résidentiel (30%) et l’industrie-agriculture (35%). Ainsi, à titre d’exemple, 35 millions de voitures sont construites chaque année et qui s’ajoutent au stock des 700 millions de voitures dont 250 millions pour les seuls Etats-Unis (deux voitures pour trois personnes) et à peine 30 millions de voitures pour la Chine (une voiture pour 60 personnes). Chaque année plus de 25 milliards de tonnes de CO2 sont envoyées dans l’atmosphère, ce qui a pour conséquence l’augmentation de la température par effet de serre. D’après les rapports du Giec (organisme spécialisé dans le climat), si on ne fait rien d’ici 2050, l’augmentation de température dépassera les 2°C.
Les simulations de climat sur ordinateur nous montrent qu’il ne faut pas dépasser une teneur de 450 ppm (partie par million) de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Or, nous en sommes déjà à 382, contre 280 avant la révolution industrielle. Le rythme actuel de plus 2 ppm par an résulte de l’émission annuelle de 7 gigatonnes de carbone. Le recours aux énergies renouvelables s’avère comme une nécessité qu’il faut mettre en oeuvre sans plus tarder, car les changements climatiques sont à nos portes et ce sont les pays les plus vulnérables qui vont le plus en pâtir du fait qu’ils n’ont pas les moyens de lutter contre les effets dévastateurs des ouragans, des inondations, de la sécheresse et des maladies qui vont nécessairement se développer.
Le jour du dépassement
La planète est surexploitée et chaque année ce qu’elle met à notre disposition est épuisé bien avant la fin de l’année. «Mardi 23 septembre 2008, ce fut «le jour du dépassement», le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément? Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources - aliments, combustibles, etc. - et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons «le jour du dépassement». Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans? Notre crédit terrestre s’épuise - après le crédit bancaire.». Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux? Le Monde 09.01.09
On l’aura compris: le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaître. Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme. Chems Eddine Chitour: L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006
Au moment où l’Allemagne annonce le démantèlement de ses centrales nucléaires d’ici à 2021, le réchauffement de la planète pourrait plaider paradoxalement en faveur de l’atome. Il ne fait aucun doute que l’uranium consommé par les centrales nucléaires dégage beaucoup moins de CO2 que le charbon, le pétrole ou le gaz. La plupart des écologistes reconnaissent que l’énergie nucléaire répond au moins à l’un des deux critères du MDP, définis par le Protocole de Kyoto de 1997, en ceci qu’elle pourrait effectivement aider les pays industrialisés à réduire de 5% leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2010. Ils soulignent toutefois, qu’elle ne saurait répondre au deuxième objectif déclaré du MDP: aider les PED à parvenir à un développement durable. Les dix pays dont la part d’électricité venant du nucléaire est la plus élevée sont: la France (75%), la Lituanie (73,1%), la Belgique (57,7%), la Bulgarie (47,1%), la Slovaquie (47%), la Suède (46,8%), l’Ukraine (43,8%), la Corée du Sud (42,8%), la Hongrie (38,3%) et l’Arménie (36,4%). Courrier international
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, se montre extrêmement pessimiste quant à l’issue des négociations de Copenhague sur le climat, en décembre. «Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme», a-t-il déclaré, jeudi 3 septembre, lors de la troisième conférence de l’ONU sur le climat, réunie à Genève. M.Ban, qui revient de l’Arctique, a souligné que la région «pourrait être libre de glace vers 2030» en raison de l’extrême rapidité du réchauffement du pôle Nord. Hervé Kempf - L’Afrique fait monter les enchères avant le sommet de Copenhague - Le Monde 4.09.2009
«Quatre-vingt-dix jours! C’est le temps qu’il nous reste pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre et éviter l’emballement climatique. La communauté scientifique est claire: il faut réduire d’au moins 25% à 40% les émissions d’ici à 2020 dans les pays industriels. Les chefs d’Etat ne contestent plus cette réalité. Les négociations engagées en amont de Copenhague et les déclarations du G8/G20 sont très en dessous du minimum vital. Les premières déboucheraient sur un niveau de réduction des émissions d’ici à 2020 d’au mieux 15% et des engagements financiers très aléatoires en faveur des pays du Sud, les moins responsables mais les plus touchés par les changements climatiques. Les secondes ne s’accordent que sur le seuil de 2°C d’ici à 2050! Trois mois, c’est le temps qu’il reste pour obtenir un accord responsable à Copenhague avec des échéances à court terme pour contraindre les signataires à l’action immédiate, des financements pour les pays du Sud à hauteur de notre responsabilité et de leurs besoins et des transferts de technologies propres. Trois mois pour faire rimer protection du climat avec économies d’énergie, énergies renouvelables et solidarité internationale. Yannick Jadot: «Stop aux mythes d’un nucléaire propre et d’un charbon non polluant» Terra economica - Le 31/08/2009
Les systèmes naturels et humains sont vulnérables à l’évolution du climat en raison de leur capacité d’adaptation limitée. Certains phénomènes météorologiques extrêmes devraient augmenter en fréquence et/ou en intensité; leurs conséquences (pertes en vies humaines, dommages matériels...) suivront la même tendance. Du point de vue humain, il faut s’attendre à des pertes économiques importantes (récoltes moins abondantes...), surtout dans les régions les plus pauvres.
Les grands perdants
Une étude publiée le 2 septembre par Maplecroft, un cabinet britannique d’expertise des risques globaux, montre que les pays les plus exposés à un «risque extrême» du fait du réchauffement global, sont la Somalie, Haïti, l’Afghanistan et la Sierra Leone. Des vingt-huit pays exposés à un «risque extrême», vingt-deux sont situés en Afrique subsaharienne. A Manille, le 2 septembre, la Banque asiatique de développement a, de son côté donné les résultats d’une enquête concluant que la fonte des glaciers de l’Himalaya du fait du réchauffement menace la sécurité alimentaire et la disponibilité en eau des 1,6 milliard d’habitants d’Asie du Sud. La moitié des personnes en situation de «pauvreté absolue» dans le monde vivent dans cette région. Prenant la parole à l’ONU au nom des petits Etats insulaires, le président de la République des Maldives Mohamed Nasheed, a dénoncé les promesses non tenues. «Nous continuerons de jouer notre rôle de canari dans la mine» mais aussi «de montrer le chemin vers la sortie», a-t-il dit. A New York, le 1er septembre, Rob Vos, directeur du département des affaires économiques et sociales de l’ONU, a jugé que «si l’on ne réduit pas les émissions de GES de façon significative, les dommages causés à l’économie des pays pauvres seront dix fois supérieurs à ceux enregistrés dans les pays développés». Selon lui, il faudrait investir chaque année dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets, de l’ordre de 1% du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit plus de 500 milliards de dollars. Ces constats conduisent les pays les plus pauvres, notamment africains, à demander une contribution forte des pays industrialisés. Pierre Radanne, consultant en énergie et ancien président de l’Ademe en France constate: «Pour l’instant nous sommes dans l’impasse. Au départ, il y avait cinq voies d’entrée possibles. La première voie consistait à suivre quelques grands engagements - pas d’augmentation de plus de 2°C, division par deux des émissions et réduction des émissions de 80 à 85% pour les pays industrialisés d’ici à 2050. Cette voie avait le soutien des scientifiques, des grandes ONG, de l’UE. Mais son échec était prévisible. On ne peut pas appeler à diviser les émissions de gaz à effet de serre sans garantir aux pays du Sud une aide au développement. A Rio [Sommet de la Terre qui s’est tenu en 92], on leur avait fait des promesses qui n’ont pas été tenues. Les transferts de technologie par exemple n’ont pas eu lieu. (...)» Pierre Radannes: Avant-Copenhague: l’impasse? Karine Le Loët www.planete-Terra aout 2009 La kermesse de New York
«La menace représentée par le changement climatique est grave, elle est urgente, et elle grandit», a déclaré le président américain, mardi 22 septembre, devant des dizaines de dirigeants du monde entier réunis à l’ONU à New York pour tenter de sortir de l’ornière les discussions sur le réchauffement climatique. Les générations futures vont à une «catastrophe irréversible» si la communauté internationale n’agit pas «audacieusement, rapidement et ensemble», a-t-il prévenu. «Nous comprenons la gravité de la menace climatique. Nous sommes déterminés à agir. Et nous honorerons nos responsabilités à l’égard des générations futures.» «Mais les pays à la croissance rapide, qui seront à l’origine de quasiment la totalité de l’augmentation des émissions mondiales de gaz carbonique dans les décennies à venir, doivent également faire leur part du travail.» Le président chinois Hu Jintao s’est engagé à réduire «notablement» la croissance des émissions de gaz à effet de serre de son pays d’ici à 2020 - comparativement à 2005. «Nous allons vigoureusement développer les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire», a-t-il ajouté dans une intervention très attendue. «Nous allons accroître la part des énergies non fossiles dans la consommation du pays à environ 15% d’ici à 2020.» La Chine est devenue globalement le premier émetteur de CO2. Par habitant, l’Américain pollue 7 fois plus que le Chinois Ces deux pays comptent ensemble pour 40% des émissions mondiales Climat: Etats-Unis et Chine affichent leur détermination, Le Monde.fr avec AFP 22.09.09
Cela n’a pas empêché que chacun essaie de trouver la parade en jouant à un poker menteur où chacun attend que l’autre dévoile ses cartes. Malgré les envolées lyriques à l’ONU Inexorablement, l’Europe à travers ses directives est en train de verrouiller ses frontières par des taxes énergétiques qui s’apparentent à un protectionnisme déguisée. La menace vise les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde. Il est vrai que l’Union européenne s’est engagée à réduire de 20% ses émissions de CO2 d’ici à 2020, voire de 30% s’il existe un accord global à Copenhague. «Il ne serait pas acceptable que les efforts des pays les plus ambitieux soient compromis par les fuites de carbone qui résulteraient de l’absence ou de l’insuffisance d’actions de certains», indique la lettre franco-allemande. «Pour cette raison, il doit être possible de mettre en place des mesures d’ajustement appropriées visant les pays qui ne respecteraient pas cet accord ou n’en feraient pas partie.» Alexandrine Bouilhet Paris et Berlin demandent une taxe carbone aux frontières-le figaro.fr 18/09/2009
Deux études montrent que le Sahara peut contribuer à sauver la planète. D’abord l’initiative allemande «Desertec» à laquelle s’est associé le groupe Cevital, ambitionne de réaliser une série de centrales solaires pour produire de l’électricité. Une autre étude faite aux Etats-Unis sur le Sahara montre qu’il peut reverdir, avec une pluviométrie de 750 0 1500 mmHg avec en prime une contribution à la diminution de la température du globe qui peut atteindre 6°C. Pour cela, il est nécessaire de ramener de l’eau douce en surface ou dessaler de l’eau de mer grâce à l’énergie solaire. En son temps, l’idée d’El Gueddafi de créer une mer intérieure n’était pas, une fois n’est pas coutume, aussi loufoque que l’on pensait. L’Algérie devrait étudier sérieusement ces options. Il serait dangereux pour le pays de ne miser que sur le gaz naturel pour produire de l’électricité. Jacques Chirac s’inquiétait à juste titre de l’inertie des nations développées face à l’imminence des changements climatiques: «La maison brûle et on regarde ailleurs.» C’était il y a dix ans. Depuis, 200 milliards de tonnes ont été envoyées dans l’espace et seront encore là dans un siècle. On aurait pensé que devant la réelle menace climatique qu’avec l’avènement de Barack Obama, la planète allait enfin respirer; cruelle désillusion, les calculs bassement matériels de chacun des grand pollueurs et l’intransigeance d’un Congrès bushien ont fait que nous sommes plus que jamais loin d’un développement. Est-ce le début de l’Apocalypse pour les damnés de la Terre?
Pr Chems Eddine CHITOUR
Source: http://www.lexpressiondz.com/article/8/2009-09-26/67882.html
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